Les secteurs porteurs en Russie

{{Présentation et description des cinq marchés porteurs en Russie.}}

Notes sectorielles  | 

Présentation et description des cinq marchés porteurs en Russie.

LA METALLURGIE
Les métaux et les produits issus des métaux représentent les deuxièmes exportations russes et le fer et l’acier russes comptent pour plus de 50% de la valeur de l’industrie européenne. Les principales ressources naturelles minières sont l’or, le minerai de fer, le nickel, le manganèse, le plomb, l’étain, l’argent, mercure, etc. Les métaux non ferreux sont principalement destinés à l’exportation.

LES TRANSPORTS
En 2008, le marché automobile a connu une croissance de 29%, pour atteindre 69 milliards de dollars. Les constructeurs russes ont perdu des parts de marché considérables au profit des constructeurs étrangers. Mais la tendance est susceptible d’être facilement renversée avec l’augmentation des taxes douanières sur les voitures importées. Un programme a été adopté pour développer les voies ferroviaires internationales. Le développement des infrastructures routières est un secteur prometteur comprenant notamment l’amélioration des infrastructures transfrontalières, bénéfique à une intensification des échanges internationaux. 87 157 km de chemins de fer et 933 000 km de routes sillonnent le pays.

LA DISTRIBUTION
En 2008, l’industrie de la distribution atteignait plus de 560 milliards de dollars. Si certains leaders internationaux (IKEA, OBI, Leroy Merlin, Metro, Auchan…) ont conquis le marché russe, celui-ci demeure unique étant donné la présence très limitée des géants multinationaux. Les chaînes russes les plus importantes sont : le groupe de distribution X5, Eldorado, Magnit, Mvideo, Seventh Continent, Dixi et Kopeika.

LA TECHNOLGIE DE L’INFORMATION ET DES COMMUNICATIONS
Le secteur des communications représente en 2008, 74 milliards de dollars. La pénétration des téléphones mobiles sur le marché est particulièrement remarquable, avec environ 190 millions d’abonnés. Le secteur des technologies de l’information atteint 24 milliards de dollars. La libéralisation complète des télécommunications et la mise en place d’un cadre de régulation neutre du secteur des technologies témoignent de la volonté du gouvernement de faire de la Russie une société de l’information basée sur la connaissance. Les multinationales sont leaders dans de nombreux secteurs, mais le gouvernement entend établir un nouveau modèle de développement économique privilégiant l’utilisation efficace des ressources domestiques.

L’ENERGIE
Le secteur de l’énergie est le premier secteur porteur. La Russie détient les premières réserves mondiales de gaz naturel, les huitièmes réserves mondiales de pétrole, le tiers des réserves mondiales de charbon, un quart des réserves mondiales de bois et 14% des réserves mondiales d’uranium. Elle est le premier producteur et exportateur de gaz naturel et le troisième producteur et deuxième exportateur de pétrole. Au total, elle est le premier exportateur mondial d’énergie (électricité, pétrole et gaz). Le marché du pétrole a inévitablement été affecté par la récession mondiale, mais la tendance générale a été une baisse dans la production et l’exportation, alors que les revenus ont continué a augmenter (125 milliards de dollars pour 166 milliards de tonnes exportées). La production de gaz a atteint en 2008 plus de 485 milliards de mètres cubes, obtenus principalement sous le monopole de Gazprom. Les décideurs politiques russes ont plusieurs fois exprimé leur volonté de former un cartel avec les pays producteurs de gaz (soit un « OPEP du gaz »), et certains de ces pays trouvant un intérêt dans une telle organisation, souhaitent accélérer sa formation. L’Etat contrôle environ 30% de la production pétrolière et 83% de la production gazière alors qu’il souhaite libéraliser le marché de l’électricité. La plus grande compagnie d’électricité au monde, RAO EES Rossia, a ainsi été fragmentée et cherche à attirer les investissements en vue de sa modernisation. En 2008, le marché russe de l’électricité a généré un revenu total de 89 milliards de dollars. Afin que le secteur énergétique maintienne sa croissance et continue à soutenir l’économie russe, on a estimé les besoins en capitaux nouveaux à environ 600 milliards d’euros d’ici 2020. Cela offre de nombreuses opportunités d’investissement pour l’UE et la France, notamment en terme d’échange de technologies afin d’améliorer la production, la consommation et le rendement énergétique. La Russie consomme en effet jusqu’à 5 fois plus d’énergie que d’autres pays au climat similaire.

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