Le e-commerce en Norvège et en France

Internet est sans conteste un outil essentiel du système économique globalisé. Les différentes plateformes, canaux et média qui ont émergés facilitent grandement le commerce et la vente au détail en ligne. On parle alors de commerce électronique ou e-commerce. Le plus souvent, il s’agit de la vente et de l’achat de biens et de services par le réseau internet.

Notes sectorielles  | 

Internet est sans conteste un outil essentiel du système économique globalisé. Les différentes plateformes, canaux et média qui ont émergés facilitent grandement le commerce et la vente au détail en ligne. On parle alors de commerce électronique ou e-commerce. Le plus souvent, il s’agit de la vente et de l’achat de biens et de services par le réseau internet.

En France comme en Norvège, le commerce électronique est en forte augmentation. L’e-commerce est un des marchés les plus dynamiques dans toute l’Europe et le restera en 2011. En 2003, le commerce en ligne représentait une valeur de 44,7 milliards d’euros de chiffre d’affaire dans la zone européeenne. Celle-ci est passée à 143,7 milliards d’euros en 2008, soit une augmentation de 221%. Malgré la conjoncture de 2009, l’e-commerce a continué d’enregistrer des performances excellentes avec une croissance de 22% ce qui équivaut à 4,7% du commerce de détail en Europe.

Ce dossier à pour but de mettre en évidence les tendances du e-commerce dans les deux pays pour mieux les comparer et voir le potentiel de commerce en France et en Norvège. Dans les deux pays, le e-commerce représente une réelle opportunité de développement pour les entreprises puisqu’il permet d’ajouter un canal de distribution complémentaire aux circuits traditionnels.

EN FRANCE
En 2009, le marché français du e-commerce était l’un des marchés les plus dynamiques d’Europe avec près de 24,7 milliards d’euros de chiffre d’affaire et on attend un chiffre de 36,6 milliards en 2011. Les acheteurs français sur Internet ont dépensé en moyenne 995 euros en 2009 pour un prix moyen de 50 euros par produit. En Norvège, le budget moyen par acheteur en ligne fut de 1102 euros pour la même année. Dans les deux pays, le marché reste dominé par des généralistes qui recourent à l’offre de commerçant tiers tels qu’E-bay, Priceminister, Amazon. Un site français tel que Pixmania a réussi son implantation avec son site Internet traduit en norvégien.

Ces leaders sont difficiles à concurrencer pour les PME présentes sur le marché, toujours à la recherche de relais de croissance. Nombreux sont les distributeurs traditionnels qui n’ont toujours pas de site Internet de vente en ligne (H&M, Jardiland…) malgré les avantages concurrentiels non négligeables dont ils disposent (notoriété, taille de leur réseau et de leur centrale d’achat...).

En France comme dans de nombreux autres pays, face à la crise et aux préoccupations environnementales et sociales, le « consommer responsable » est devenu plus qu’une mode. En effet, pour 75% des Français, le développement durable est une nécessité ! 58% des Français affirment avoir acheté au moins un produit bio dans les 3 derniers mois et 52% un produit équitable.

L’e-commerce équitable est un créneau porteur qui a tout à gagner d’une présence sur le web. Certains sites de grands distributeurs comme houra.fr se positionnent déjà sur le créneau bio.

D’autres acteurs tirent leur épingle du jeu comme consoglobe.com, leader de l’info et de la consommation écolo sur le web. La toile a donc tout intérêt à refléter cette tendance étant donné le fait que le développement durable et Internet laissent plus de place à un esprit participatif.

EN NORVÈGE
La Norvège est un des pays de l’OCDE qui a le mieux résisté à la crise financière. Les perspectives de croissance sont bonnes avec +2,7% en 2011 et une faible augmentation du taux de chômage devrait resté inférieur à 4%. La situation budgétaire favorable à la Norvège lui a permis de stimuler massivement l’activité. Le gouvernement norvégien a lancé le projet eNorway2009 dont l’un des objectifs est l’innovation et la croissance dans le business et l’industrie par les TICs.

Le secteur du e-commerce est en pleine expansion dans le pays : en 2005, il représentait seulement 8% du chiffre d’affaire des entreprises contre 22% en 2008.

En 2009, 63% des ménages norvégiens ont acheté des produits sur Internet. La Norvège est l’un des pays où la dépense moyenne par habitant est des plus élevées avec 694 euros. C’est près du double de la moyenne européenne qui est de 358 euros. La Norvège se place au dixième rang européen en terme de vente en ligne totales, cependant, elle dispose d’un prix moyen par produit acheté nettement plus élevé que ses voisins avec 85 euros.

Les cyberacheteurs sont beaucoup plus nombreux dans le Nord de l’Europe car le taux de connexion y est bien plus élevé que dans le reste du continent. En Norvège, 73% des foyers sont dotés du haut débit et pas moins de 84% sont reliés à Internet !

La quasi-totalité des foyers comptant au moins un enfant possède un ordinateur et il y a plus d’abonnements téléphoniques que d’habitants. Parmi les entreprises de plus de 10 employés, 8 sur 10 ont désormais accès à Internet, contre 4 sur 10 en 1998.

La confiance envers le paiement en ligne est aujourd’hui acquise par le biais de paiements électroniques sécurisés. Chaque consommateur du système bancaire par Internet reçoit sa propre identité bancaire pour assurer une identification en ligne sécurisée.

Même si la Norvège n’est pas membre de l’Union européenne, son secteur de télécommunication est synchronisé avec la législation européenne correspondante. La loi norvégienne sur l’e-commerce est entrée en vigueur le 1er juillet 2003. Elle reprend essentiellement les dispositions relatives au marché intérieur permettant au citoyen et aux fournisseurs norvégiens, tout comme dans le reste de l’Union Européenne de profiter des opportunités offertes par le commerce électronique.

Notez toutefois que si vous souhaitez créer un nom de domaine en .no, la loi sur le droit de rétractation norvégien s’applique alors. En effet, la loi norvégienne diffère de la loi française en ce qui concerne les droits des consommateurs. La particularité de la Norvège est qu’elle protège plus l’acheteur que la France dans le domaine de la vente à distance. En France, le Code de la Consommation dispose que le consommateur a d’un délai de sept jours francs pour exercer son droit de rétractation. Dans la loi équivalente norvégienne le droit de rétractation est de 14 jours (qui peut s’élargir à 3 mois ou un an dans certains cas).

UN SECTEUR AUX OPPORTUNITÉS MULTIPLES
L’e-commerce continue de gagner des parts de marché malgré un contexte économique difficile. A titre d’exemple, actuellement, les secteurs les plus porteurs en France sont l’optique, l’électronique grand public et les arts de la table. La marge de progression reste donc énorme, et offre des opportunités de développement très attractives pour les distributeurs les plus présents.

Une telle vitalité s’explique non seulement par la hausse de la population de cyber-acheteurs (elle augmente trois fois plus vite que la population d’internautes) mais également par un effet d’offre, aussi bien quantitatif (le nombre de sites marchands est en très forte augmentation) que qualitatif (des concepts innovants). Les prévisions pour l’année 2010 montrent que le commerce de détail en Europe devrait augmenter de seulement 1,4% alors que les ventes en ligne devraient enregistrer une croissance de près de 20% en Europe. On parle de 16% en France.

Des taux très élevés sont notamment attendus en Norvège avec un taux de croissance des ventes en ligne de 21%.

Au niveau mondial, on estimait en 2009 que le commerce de détail sur Internet passerait de 68 milliards d’euros cette année là à 114 milliards d’ici 2014. Les possibilités de croissance sont encore nombreuses avec notamment l’Internet mobile. Une enquête a montré qu’en 2009 12,2% de la population en Norvège accède à Internet via leur téléphone portable chaque semaine et 5,6% tous les jours. Les entreprises ainsi que les utilisateurs se connectent de plus en plus à Internet à travers leur portable et ce chiffre n’est pas prêt de s’arrêter d’augmenter.

En France comme en Norvège, il existe donc un fort potentiel dans le secteur du e-commerce. Les deux pays offrent de nombreuses opportunités notamment pour les concepts les plus innovants.

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<img931|left> Un article issu du magazine Kontakt n°94, Octobre - Décembre 2010. Une publication de la Chambre de commerce Franco-Norvégienne.

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