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Publié le : 15/12/2009
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Peugeot met un tigre japonais dans son moteur électrique

Le Lion sort ses griffes au Japon. Peugeot a annoncé qu’il commercialisera dès2010 en Europe i-Miev, la voiture électrique lancée par Mitsubishi Motors (MMC) en juillet dernier dans l’archipel. Osamu Masuko, PDG de Mitsubishi Motors Corporation et Philippe Varin, Président du directoire de PSA Peugeot Citroën, ont signé début septembre à Paris un accord dans leur coopération sur les véhicules électriques.

Le constructeur français a commandé 25.000 véhicules à MMC. Au Japon, MMC a prévu de vendre 2000 exemplaires en 2009, 4000 unités en 2010, puis le constructeur accélérera la production de masse. Pour le Français, c’est une nouvelle occasion de collaboration avec ce constructeur, dont Peugeot commercialise déjà avec succès le 4X4 Explorer sous la marque 4007, et sous la marque Crosser pour Citroën. La production d’i-Miev pour l’Europe devrait commencer en octobre 2010, avec une commercialisation fin 2010. « Le contrat est pour Peugeot et Citroën » précise à FJE Bernard Cousyn, représentant de PSA à Tokyo. Cet accord va donc plus loin que le partenariat annoncé en mars dernier, qui ne concernait pas Citroën. PSA « relookera » (volant à droite, etc.) les i-Miev pour leur permettre de pénétrer le marché européen. Il devrait utiliser la marque « iOn » au lieu de la marque i-Miev. Autonome sur 130 kilomètres, la i-Miev fonctionne avec des batteries ionlithium développées par Lithium-Energy Japan (LEJ), une société commune formée par MMC et GS Yuasa.

La i-Miev est le premier modèle commercial tout-électrique. D’un prix relativement élevé (au Japon il est de 4,6 millions de yens), elle devrait d’abord être prisée par des flottes (taxis, etc.) plutôt que par des particuliers. Le prix de vente pour l’Europe n’est pas encore décidé. Selon une enquête récente, les Japonais sont prêts à acheter une voiture électrique lorsque le prix de celle-ci ne dépasse pas 2 millions de yens.

L’environnement n’est pas le même en Europe et au Japon. Dans l’archipel, les consommateurs sont incités de façon très agressive par les autorités publiques à abandonner le moteur thermique pour passer au moteur électrique. « Le gouvernement japonais rembourse 50% de la différence de prix entre thermique et électrique, et certaines préfectures, comme celle de Kanagawa, prennent en charge en plus 25% de cette même différence de prix », rappelle Bernard Cousyn. De 4,6 millions, la i-Miev ne coûte plus que 3,2 millions de yens une fois les subventions à l’achat déduites.

Ce système de subventions n’existe pas à une telle échelle en Europe. Le public nippon répond en tout cas avec enthousiasme aux premières voitures propres. Alors que les ventes de la Prius avaient été jugées décevantes l’année dernière, la Honda Insight ainsi que la Toyota Prius 3 rivalisent de bons scores commerciaux depuis plusieurs mois au Japon. Toyota a annoncé début septembre qu’il embauchait 800 ouvriers supplémentaires à temps partiel (le constructeur emploie aujourd’hui 1300 ouvriers à temps partiel au Japon) pour répondre à la forte demande pour sa Prius. Cette dernière est aujourd’hui la voiture la plus vendue au Japon.

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Peugeot au Japon

Un article issu du magazine France Japon Eco
une publication de la Chambre de Commerce et d’Industrie Française du Japon

Chambre de Commerce et d’Industrie Française du Japon (CCIFJ)
Régis ARNAUD
Tel : 03.3288.9631
@ : r_arnaud@ccifj.or.jp - Site : www.ccifj.or.jp

Mots clés : [ CCI Japon | Industrie automobile | Japon ]
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