Réussir en Roumanie

Avec une population de 21,5 millions d’habitants et un PIB de 116 mld € en 2009, la Roumanie est le deuxième pays de l’Europe Centrale et Orientale, après la Pologne et génère approximativement 1% du PIB de l’EU 27.

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Avec une population de 21,5 millions d’habitants et un PIB de 116 mld € en 2009, la Roumanie est le deuxième pays de l’Europe Centrale et Orientale, après la Pologne et génère approximativement 1% du PIB de l’EU 27.

L’adhésion de la Roumanie à l’Union européenne en 2007 a réuni les conditions d’un boom économique jusqu’en 2009, plaçant l’économie roumaine parmi les plus dynamiques de la région. Cette croissance a coïncidé avec l’arrivée d’investissements étrangers directs (IDE) d’une ampleur de 23 mld € entre 2006 et 2008. Ces investissements ont favorisé une baisse du chômage de 5.8 % et une croissance du salaire moyen réel de 30%.

La consommation finale enregistre une hausse significative, accompagnée d’une augmentation de 70% / an des crédits bancaires (dont 75 % de crédits à la consommation).

L’année 2009 marque l’entrée en récession de l’économie roumaine, avec un déclin du PIB de 7.1 % en 2009 et de 1.3 % en 2010, au delà de la moyenne EU qui était de 4.2% en 2009, contre une croissance de 1,8 en 2010.

Fin 2009, les exportations de la Roumanie augmentent, soutenues d’une part par la reprise économique d’autres pays et de l’autre coté par la priorité donnée par les entreprises roumaines à leur activité à l’export. Le poids des exportations dans le PIB a évolué de 30% en 2009 à 35% en 2010, mais insuffisamment pour compenser la baisse de la consommation finale qui chute de 8.2% en 2009, et des investissements (-25% en 2009).

Les mesures agressives du gouvernement en 2010 (réduction de 25% des salaires des fonctionnaires, augmentation de la TVA de 19% a 24%) ont eu un impact négatif sur la consommation et l’inflation, mais ont contribué à la diminution du déficit budgétaire en dessous de 6.8%.

L’année 2011 est prévisionnée comme la première année avec une croissance positive après 2008, sur un fonds de stabilisation de la consommation et d’augmentation des exportations.

Les investissements français en Roumanie
Fin 2008, le stock des investissements français en Roumanie était estimé à plus de 7 mld €, positionnant la France à la troisième place des investisseurs étrangers.

Une étude réalisée par ICAP, fin août 2010, montre que 3000 sociétés à capital français étaient actives en Roumanie, avec plus de 110 000 employés. Ces entreprises enregistraient un chiffre d’affaires cumulé annuel de 13,4 mld € fin 2009, contre 11,8 mld € en 2008.

Les investissements français en Roumanie sont pérennes, faisant preuve d’une stratégie à moyen et long terme, basée sur une appréciation réaliste du marché. Souvent leaders dans leur secteur, les entreprises françaises ont surtout investi dans l’industrie et les services.

Les échanges franco-roumains en 2010
ont rebondi de 23% en 2010. Ils retrouvent ainsi un niveau supérieur à celui d’avant crise, totalisant la somme record de 5,5 Mds d’€. La crise a cependant touché inégalement importations et exportations et inversé le solde commercial entre nos deux pays : d’un excédent de 452 millions d’€ en 2008, la France est passée, en 2010, à un déficit de 486 millions d’euros.

Deux raisons principales à cela : le succès des véhicules Dacia en France, qui a dopé les exportations roumaines, et l’effondrement du marché local, qui a privé les importations françaises de débouchés en Roumanie. Les produits industriels, qui incluent les matériels de transport, continuent de dominer la structure du commerce franco-roumain : ils représentent 69% du total de nos échanges en 2010. En leur ajoutant les biens d’équipement, on obtient 95% du commerce bilatéral.

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