Réussir aux Emirats Arabes Unis

Le pétrole, les ports francs, les nouvelles technologies, le BTP, mais aussi le tourisme de luxe, les énergies renouvelables ou l'agro-alimentaire, les Émirats Arabes Unis représentent des opportunités de développement considérables pour les entreprises françaises, un dossier pour mieux appréhender en particulier les Émirats d'Abu Dhabi et de Dubaï.

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Le pétrole, les ports francs, les nouvelles technologies, le BTP, mais aussi le tourisme de luxe, les énergies renouvelables ou l'agro-alimentaire, les Émirats Arabes Unis représentent des opportunités de développement considérables pour les entreprises françaises, un dossier pour mieux appréhender en particulier les Émirats d'Abu Dhabi et de Dubaï.

Les Émirats arabes unis, ou EAU, constituent un État fédéral, créé en 1971. Ils regroupent sept émirats mitoyens : Abu Dhabi, Ajman, Charjah, Dubaï, Fujaïrah, Ras el Khaïmah et Oumm al Qaïwaïn. Ils sont situés au Moyen-Orient, entre le golfe Persique et le golfe d'Oman. Les Émirats sont l'un des plus importants producteurs et exportateurs de pétrole. Les principales réserves gazières et pétrolières se trouvent dans l'émirat d'Abu Dhabi, membre de l’OPEP et capitale politique du pays tandis que l'émirat de Dubaï, capitale économique du pays, s'est tourné depuis quelques années vers de nouvelles ressources tels que les ports francs, les nouvelles technologies mais surtout le tourisme de luxe.

Quelques repères
-PIB en 2009 : 230 milliards US$ (35ème rang mondial)
-PIB par habitant en 2009 : 37.878 US$ (20ème rang mondial devant la France)
-Répartition du PIB :
Abu Dhabi : environ 60% du PIB fédéral
Dubaï : environ 23%
Autres émirats : environ 17%

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ABU DHABI 

La fédération des EAU, dont le PIB a atteint 230 Mds USD en 2009 (triplement en 10 ans), est dominée par l'émirat d'Abu Dhabi (60% du PIB total), qui détient l'essentiel de la production d'hydrocarbures et gère la quasi-totalité de l'épargne pour les générations futures. Abu Dhabi finance, sur les revenus pétroliers, un modèle de développement destiné à préparer l'après-pétrole, centré sur l'industrie, les hautes technologies et le tourisme. 

Abu Dhabi concentre plus de 90% de la production d’hydrocarbures ainsi que 95% des réserves de pétrole et de gaz des Émirats, et contribue de ce fait à hauteur d’environ 60% au PIB du pays. Le secteur industriel et énergétique constitue environ 65% du PIB d’Abu Dhabi. 

La prédominance de cette activité dans son économie a permis à Abu Dhabi d’être relativement épargnée par la crise économique par rapport au reste du monde, et à continuer de constituer de considérables réserves financières à travers son fonds souverain ADIA.

Afin de réduire la dépendance de l’économie au seul secteur pétrolier et de prévoir l’après-pétrole, le gouvernement d’Abu Dhabi a lancé un plan global de diversification de son économie, le plan « Abu Dhabi 2030 ».

Le financement de l’après-pétrole est opéré tant à travers des fonds d’investissements tels que Mubadala et IPIC, que des entreprises publiques (TDIC, ADBIC, TAQA). L’objectif poursuivi est d’inverser la répartition actuelle du PIB en 2030 afin que le secteur pétrolier passe à 35% du PIB au lieu des 65% actuels.

A travers le plan Abu Dhabi 2030, Abu Dhabi mène une politique de croissance contrôlée, visant à lui assurer une solidité et une stabilité sur le long terme, à haute valeur ajoutée, créatrice d’emploi et à l’abri de la spéculation. Au total, Abu Dhabi a budgété un montant de 1 trillion US$ sur les projets d’infrastructure, résidentiels et manufacturiers. Le montant des projets en cours s’élève à 100 milliards US$.

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DUBAI

L’Emirat de Dubaï, dont le poids économique est moins important que celui d’Abu Dhabi (26 % du PIB), est le véritable moteur de la diversification économique du pays. Il est le seul Emirat qui ait mené de façon suivie une stratégie permettant de diversifier une économie traditionnellement dominée par les hydrocarbures. En effet, Dubaï a centré son développement sur sa position stratégique de plate-forme commerciale et de redistribution, en prenant de nombreuses mesures appropriées.

Développement du transport aérien : extension de l’aéroport international de Dubaï, création d’un terminal exclusivement dédié à la compagnie locale Emirates, construction d’un nouvel aéroport à Jebel Ali.

Modernisation et extension d’infrastructures portuaires : Dubaï Ports World est devenu le quatrième opérateur portuaire mondial.

Création de zones franches attirant de nombreuses sociétés étrangères : à l’origine dédiées aux entreprises souhaitant bénéficier des avantages de hub régional de Dubaï en matière de commerce international (site de Jebel Ali notamment), les zones franches se sont progressivement diversifiées et spécialisées dans la finance (Dubaï International Financial Centre), les TIC (Dubaï Media City, Dubaï Internet City), la santé (Dubaï Healthcare City). Les FreeZones des Emirats du Nord (RAK, Fujeirah, Sharja) ne sont pas en reste.

Multiplication des salons et foires de dimension internationale : Arab Health, Gulfood, Airshow, INDEX, Big Five, Gitex,….

L’Emirat a également axé son développement sur d’autres secteurs comme la production d’aluminium, avec la grande réussite en matière de développement industriel, DUBAL (Dubaï Aluminium Company Limited), qui dispose d’une capacité de production supérieure à 1.000.000 tonnes/an. Les services ont également été importants dans la croissance de Dubaï, en particulier la finance et le tourisme, puisque la ville est aujourd’hui un centre incontesté du tourisme d’affaires, du tourisme commercial (centres commerciaux gigantesques, Shopping Festival, Summer surprises) et du tourisme de loisirs (packages attractifs proposés notamment par la compagnie Emirates). 

Enfin, le secteur immobilier s’est aussi fortement développé, depuis que Dubaï a accordé aux étrangers le droit d’accéder à la propriété immobilière en 2002, attirant ainsi de nombreux investisseurs de pays émergents, particulièrement de l’Inde voisine. Avec des projets spectaculaires accompagnés de nouvelles infrastructures, le BTP a pris une part de plus en plus importante dans le modèle de développement de Dubaï (30% du PIB de l’Emirat). Cependant la récente crise financière a eu des répercussions sérieuses sur le secteur immobilier de Dubaï, entrainant notamment l’interruption momentanée de nombreux projets en cours de construction.

Pour autant, les autorités émiriennes restent confiantes dans la capacité de rebond de la cité-émirat, grâce notamment aux atouts de sa place financière et de sa plate-forme logistique. En outre, Dubaï peut également s’appuyer sur une communauté expatriée de haut niveau (dont près de 13.000 français – 20.000 sur l’ensemble des Emirats – Source : Consulat de France), disposant d’une expertise précieuse.

En effet, Dubaï compte près de 2 millions d’habitants, les Emirats 6 millions. Bien entendu dans la plupart des cas ce n’est pas –à juste raison- ce seul marché qui attire et justifie un intérêt. Plus de 70% des importations à Dubaï sont réexportées dans une « zone de chalandise » qui s’étend de Casablanca à Dacca et de Moscou à Capetown. D’innombrables commandes et contrats sont concrétisés à Dubaï pour l’ensemble de cette zone. 

Dans la pratique - sauf pour des groupes déjà « mondialisés » - une stratégie de « niches » sera à retenir. Ces niches peuvent être conséquentes et/ou très profitables si, de plus, vous avez une vision de développement au-delà des frontières des Émirats tout en gardant un point d’ancrage à Dubaï ou les conditions de vie, l’infrastructure et la logistique exceptionnelle en font un centre de rayonnement hors pair entre l’Asie, l’Afrique et l’Europe. Les projets d’investissement en infrastructure sur la région ont en effet été confirmés pour un budget de près de 3 trilliards sur les 10 années à venir (source : MEED).

Les Émirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite, Le Koweït et le Qatar sont les principaux investisseurs en matière de grand projets. Dubaï en est la plateforme naturelle de la région, la très grande majorité des firmes françaises ayant implanté leur siège régional sur cette ville.

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