Le Ghana en bref

Avec un peu plus de 27 millions d'habitants et un PIB estimé à 41,9 Md EUR en 2017, le Ghana, 2ème économie de la CEDEAO derrière le Nigéria et devant la Côte d’Ivoire, a accédé à la catégorie des « pays à revenus intermédiaires ».

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Avec un peu plus de 27 millions d'habitants et un PIB estimé à 41,9 Md EUR en 2017 (1 551 EUR/habitant), le Ghana, 2ème économie de la CEDEAO derrière le Nigéria et devant la Côte d’Ivoire, a accédé à la catégorie des « pays à revenus intermédiaires » de la tranche inférieure en 2010. Au cours des dix dernières années, le taux de croissance annuel moyen a été de 6,7% et devrait atteindre 8,3% en 2018, soit la plus forte croissance d’Afrique Sub-Saharienne. L’économie ghanéenne est diversifiée avec un secteur des services qui représente 53,9% du PIB, devant l’industrie (26,6%) et l’agriculture (19,5%).

L’or, le cacao et le pétrole représentent les principaux postes à l’exportation. Le Ghana est ainsi le 2ème producteur d’or d’Afrique, avec 5,3 Md EUR ont exportés en 2017 soit 42% du total des exportations. Le Ghana est aussi le 2ème producteur mondial de cacao derrière la Côte d’Ivoire avec une production de 969 000 tonnes et des revenus estimés à 2,5 Md EUR (19,7% des exportations) pour la saison 2016-2017. Enfin, le pétrole représente 21,9% des exportations en 2017 soit 2,8 Md EUR. Ses revenus ont été grandement affectés par la chute des cours mondiaux, mais la production nationale a augmenté entre 2016 et 2017 et devrait doubler d’ici 2018-2020 grâce à l’exploitation de nouveaux champs pétrolifères et la décision du Tribunal international du droit de la mer favorable au Ghana (litige avec la Cote d’Ivoire sur la frontière maritime jouxtant le champ du TEN).

Les tendances de l'économie

Après une croissance ralentie en 2015 et 2016 dû à la faiblesse des cours des matières premières, au coût de l’électricité et à celui du crédit qui ont handicapé l’activité et la compétitivité des entreprises, 2017 a marqué le retour à une croissance substantielle estimée à 7,9% par le gouvernement et 5,9 % par le FMI. Pour 2018, la Banque mondiale anticipe une croissance encore plus forte en 2018 avec un taux 8,3%, encouragée par une hausse de la production d’hydrocarbures, la croissance hors-pétrole étant elle anticipée à 4%. Le Ghana devrait ainsi connaitre la plus forte croissance de toute l’Afrique sub-saharienne.

Avec 11,8% d’inflation en 2017, le Ghana continue de limiter la hausse des prix, ce résultat faisant suite à une année 2016 marquée par une inflation de 15,4% (après 18% en 2015). Le recul de l’inflation est le fruit d’une politique monétaire stricte de la Banque Centrale du Ghana avec un taux directeur maintenu à 26% sur 2016. Néanmoins, l’amélioration de la situation économique et la volonté de soutenir la croissance a permis à la Banque Centrale de procéder à une quintuple baisse consécutive du taux pour atteindre 20% depuis fin 2017.
La monnaie locale, le cedi, est restée relativement stable par rapport au dollar sur la quasi-totalité de l’année 2017 passant de 4,29 GHS pour 1 USD en Janvier à 4,5 GHS en Décembre. La monnaie national a en revanche subit l’appréciation globale de l’euro, passant de 4,5 GHS pour 1 EUR en Janvier à 5,35 GHS en Décembre.

Arrivant à expiration en 2018, le programme d’aide du FMI d’un montant de 860 millions d’euros (918 M USD) a récemment été prolongé d’un an.

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