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Publié le : 15/09/2011

La Jordanie

La Jordanie, par ses choix économiques, se veut un exemple de modernité au Proche-Orient. Disposant de peu de ressources naturelles, la Jordanie s’emploie à valoriser sa modernité. Elle est l’un des pays de la région les plus engagés dans les réformes...

La Jordanie est classée par la Banque Mondiale comme un ”pays aux revenus moyens faibles”. C’est un petit pays avec des ressources naturelles limitées : les terres cultivables ne représentent que 6% de la superficie du pays et ses ressources en eau sont parmi les plus faibles au monde, cependant ses ressources minières sont importantes Essentiellement les potasses et les phosphates dont elle est le 3ème exportateur mondial. Des réformes économiques récentes visant à libéraliser le commerce et à attirer les investissements ont permis à la Jordanie d’afficher de bonnes performances. Le taux de croissance du PIB a été de 3,4% en 2010 et devrait se situer autour de 3,5% pour l’année 2011.

La Jordanie poursuit la politique de modernisation économique entamée par le roi Hussein dès la fin des années 1980 et amplifiée par son successeur, son fils, le roi Abdallah II. Dans un environnement régional particulièrement difficile, les performances de l’économie jordanienne ont été supérieures aux attentes. Parmi les réussites à porter à l’actif des autorités : l’amélioration de la gestion du secteur public, la gestion des privatisations, la création de la zone économique spéciale d’Aqaba (son port est l’un des plus efficaces grâce à son emplacement idéal et de zones industrielles spéciales (QIZ).

La pauvreté, le chômage (environ 13%) et une importante dette extérieure demeurent les principaux obstacles du pays. L’économie jordanienne est aussi très dépendante des aides extérieures, s’élevant à plus d’un milliard USD en 2008. Le pays est marqué par un déficit budgétaire relativement important, principalement dû à l’augmentation des subventions aux produits alimentaires et énergétiques, associée à une baisse de l’aide internationale.

Les tendances de l’économie

La Jordanie, par ses choix économiques, se veut un exemple de modernité au Proche-Orient. Le pays est très ouvert au commerce extérieur (135% du PIB) mais affiche cependant un déficit structurel de la balance commerciale, lié à sa dépendance vis-à-vis des matières premières. Ses trois principaux clients sont les Etats Unis, l’Irak et l’Inde. Les biens principalement exportés sont les accessoires d’habillement et de vêtement, les engrais, les produits pharmaceutiques, la potasse et le phosphate et les végétaux consommables. Ses trois principaux fournisseurs sont l’Arabie Saoudite, la Chine et l’Allemagne. La Jordanie importe principalement des carburants minéraux et du pétrole, des véhicules, des machines et des équipements électriques et électroniques.

Disposant de peu de ressources naturelles (absence d’hydrocarbures, pénurie d’eau), la Jordanie s’emploie à valoriser sa modernité. Elle est l’un des pays de la région les plus engagés dans les réformes (privatisations, réformes fiscales, ouverture du secteur bancaire..) Le gouvernement prévoit de vastes projets d’infrastructures (eau, transport, énergie nucléaire) pour lesquels il a besoin de financements extérieurs et privés. La Jordanie cherche en effet à devenir un carrefour logistique régional (notamment pour les réseaux électriques et de transports). L’amélioration du climat des affaires et une gestion budgétaire saine en 2010 devraient rester la pierre angulaire de la politique économique jordanienne afin d’entretenir le flux des IDE dans un pays en développement aspirant à devenir un pays émergent.

La Jordanie devient membre de l’OMC depuis 2000, le pays a signé un accord de libre-échange avec les Etats Unis en décembre 2001 qui supprime les droits de douane sur la majorité des biens et services d’ici 2010.

En ce qui concerne les relations avec l’Union Européenne, elles ont commencé à se formaliser dès 1997, date de l’accord de coopération signé entre les deux parties et qui marque leurs premières relations contractuelles. L’année 2002 a connu de nouvelles avancées avec l’entrée en vigueur de l’accord d’Association entre l’UE et la Jordanie, qui a mis en avant les perspectives de coopération bilatérale entre les deux pays. Ceci a mené enfin à l’adoption du plan d’action PEV UE-Jordanie en janvier 2005 pour une période de trois à cinq ans.

Aujourd’hui, la Jordanie devient nouveau partenaire avancé de l’Union Européenne ainsi la Jordanie est le premier partenaire méditerranéen de la PEV (politique européenne de voisinage). Ce partenariat « avancé » devrait essentiellement permettre de renforcer la coopération entre la Jordanie et l’Union sur le plan économique et commerciale.

Principaux secteurs d’activité
- L’agriculture Le manque d’eau constitue un obstacle au développement de l’agriculture. L’agriculture représente environ 4% du PIB et emploie seulement moins de 3% de la main d’œuvre locale.
- L’industrie (Principalement pharmaceutique) et l’exploitation minière contribuent à environ 30% du PIB, et concentre 1/5 de la main d’œuvre. Les phosphates et le potassium sont les seules ressources naturelles du pays. Il est à noter que 6 gisement d’uranium ont été identifiés représentant 3% des réserves mondiales mais restent à ce jour non exploités. Le secteur manufacturier est plutôt limité et dominé par les textiles, secteur actuellement en crise à cause de la concurrence internationale.
- Le secteur tertiaire Ce secteur emploie plus de 77% de la main d’œuvre contribue aux deux tiers du PIB. La Jordanie est particulièrement active dans le domaine des technologies de communication et des services financiers. Le gouvernement encourage également les secteurs des nouvelles technologies de l’information et du tourisme.

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