Brésil - Renforcement des liens économiques franco-brésiliens

Après une première escale en Argentine, Michel Sapin, ministre de l’Economie et des finances était de passage au Brésil en fin de semaine dernière. Au programme : Brasilia, le Minas Gerais et São Paulo pour soutenir les relations bilatérales franco-brésiliennes et les entreprises françaises implantées au Brésil.

Commerce international  | 

Après une première escale en Argentine, le ministre de l’Economie et des finances était de passage au Brésil en fin de semaine dernière. Au programme : Brasilia, le Minas Gerais et São Paulo pour soutenir les relations bilatérales franco-brésiliennes et les entreprises françaises implantées au Brésil.
Malgré la dure crise qui le touche, le Brésil reste un partenaire économique et commercial prioritaire pour la France, cinquième investisseur le plus important dans l’économie auriverde. Poursuivre et renforcer ce partenariat, tel était le sens de la visite officielle de Michel Sapin la semaine dernière à Brasilia, au Minas Gerais et à São Paulo, résumée lors d’une conférence de presse samedi dans la capitale paulista à laquelle Lepetitjournal.com était présent.

Dans la capitale brésilienne, le ministre de l’Economie et des finances a rencontré vendredi son homologue, Henrique Meirelles, qu’il avait déjà croisé à l’Organisation mondiale du commerce et au G20 de Baden-Baden d’il y a quelques semaines dont ils tous deux gardé "un très mauvais souvenir". Les deux ministres sont en effet tous les deux préoccupés par la nouvelle administration de Donald Trump - "hostile et négative", selon Michel Sapin.

Ouvrir les marchés plutôt que les fermer

Michel Sapin et Henrique Meirelles ont également évoqué le secteur agricole, capital pour des pays comme la France et le Brésil, et à l'heure actuelle, avec la mondialisation et le libre-échange, il est capital d'ouvrir de plus en plus les marchés et non pas de les fermer, pour le ministre français. En ce qui concerne l’opération "Carne fraca", qui a révélé de graves dysfonctionnements dans le secteur de la viande brésilienne, Michel Sapin a convenu qu’il s’agissait d’un très mauvais timing, juste au moment des négociations avec le Mercosur. "La France et l’Union européenne n’ont fait que constater les faits relatés par les propres autorités brésiliennes et ont pris les décisions en conséquence, mais nous espérons et souhaitons des garanties pour que tout revienne dans l’ordre", a-t-il indiqué.
Ce dernier a mentionné aussi la volonté du Brésil d’entrer dans le Club de Paris puisque le Brésil est maintenant un pays qui prête de l'argent à d'autres en difficulté. "La France est favorable à cette candidature et soutient également celle du Brésil à l'OCDE", a précisé Michel Sapin.

Signature d’un accord sur les infrastructures

A Brasilia, le ministre français a également rencontré d’autres ministres du gouvernement de Michel Temer (Industrie, Energie, Sciences et technologies…). Face à la dégradation des infrastructures actuelles au Brésil, Michel Sapin a signé avec Dyogo de Oliveira, le ministre brésilien de la Planification, du développement et de la gestion, un accord bilatéral pour la promotion des investissements et le renforcement de la coopération dans les infrastructures. Sur ce thème du partenariat public-privé, très en vogue au Brésil à l’heure actuelle, le ministre de l’Economie a mentionné la récente victoire du groupe Vinci, qui a remporté la concession de l'aéroport de Salvador.

Après la capitale brésilienne, Michel Sapin a fait un saut vendredi dans le Minas Gerais, à Itajuba, où se trouve le siège du fabricant d’hélicoptères brésilien Helibras, qui est une filiale d’Airbus dirigée par le Français Richard Marelli.

French Tech Hub et Arca do Saber à São Paulo

Samedi, le ministre était à São Paulo où il s’est d’abord rendu au tout nouveau French Tech Hub. "J’ai été frappé par l'image positive que la France a du Brésil, en termes de start-up", a-t-il observé. Ce qui laisse présager d’un avenir prometteur pour une relation bilatérale déjà ancienne.
"La France et le Brésil tissent des liens étroits depuis avant la Seconde Guerre Mondiale. Les entreprises françaises sont ici depuis longtemps et entendent le rester malgré la crise. Un des outils principaux de la reprise des activités au Brésil est justement le savoir-faire de la France dans les infrastructures et il est normal par exemple que Bouygues, Suez, EDF, etc. passent des offres ici", a-t-il rappelé. Et à l’inverse, "la France est un pays ouvert à tous, y compris le Brésil, bien entendu. Les entreprises brésiliennes cherchent à s´implanter dans l’Hexagone, surtout dans les secteurs agro-alimentaires, industriels et innovation".

Avant de reprendre l’avion pour Paris, Michel Sapin s’est offert samedi après-midi un moment rafraîchissant auprès de la centaine d’enfants dont s’occupe l’ONG franco-brésilienne Arca do Saber dans la favela de Vila Prudente.

Source : Marie-Gabrielle BARDET et Corentin CHAUVEL www.lepetitjournal.com - Brésil

*Photos : Consulat général de France à São Paulo

Contacter la CCIF Brésil

© 2017 FRANCE MONDE EXPRESS