Automobile - L'Afrique, un nouvel eldorado que les entreprises françaises ne doivent pas sous-estimer

Le marché automobile africain, longtemps considéré comme un marché de seconde zone dans lequel étaient écoulés des modèles surannés, connaît un fort regain d'intérêt. Les constructeurs automobiles et fournisseurs français doivent prendre conscience du potentiel du marché pour ne pas laisser passer le train de la croissance.

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Le marché automobile africain, longtemps considéré comme un marché de seconde zone dans lequel étaient écoulés des modèles surannés, connaît un fort regain d'intérêt. Les constructeurs automobiles et fournisseurs français doivent prendre conscience du potentiel du marché pour ne pas laisser passer le train de la croissance.

Représentant aujourd'hui seulement 2% du marché mondial, l'automobile en Afrique est pourtant promise à un bel avenir. Le marché automobile n'a pas été affecté par la crise mondiale de ces 5 dernières années. De plus, 7 des 10 pays au monde à la croissance la plus forte sont africains. Le continent connaît également une croissance démographique forte et plusieurs pays d'Afrique voient naître en leur sein une classe moyenne de plus en plus importante.

Les grands groupes mondiaux placent leurs pions en Afrique

Comme en Asie dans les années 80/90, les groupes français ne semblent pourtant pas prendre entièrement conscience de l'opportunité de croissance qu'offre l'Afrique. Dans le même temps, les groupes américains et asiatiques s'y renforcent. 

Ainsi, Toyota s'est fixé comme objectif de vendre 2 millions de véhicules par an en Afrique en 2017/2018, contre seulement 200 000 aujourd'hui. Pour cela, le groupe japonais a pris le contrôle d'une partie du capital de l'entreprise française CFAO, premier distributeur de véhicule en Afrique, fortement implanté dans la partie francophone du continent.

L'Afrique entre de plus en plus dans les plans de General Motors, Kia, Volkswagen, Great Wall Motor et Chery. Ces deux dernières marques, chinoises, se sont par exemple installées en Côte d'Ivoire, marché très prometteur où les constructeurs européens sont très rapidement supplantés par leurs concurrents d'Asie. 

Renault produit des véhicules "low cost" en Afrique

Les constructeurs et équipementiers français, présents de longue date dans de nombreux pays d'Afrique, se doivent de réagir. Renault semble avoir pris la mesure du travail à accomplir, en construisant une usine au Maroc et en en planifiant une deuxième en Algérie. Ces usines produiront majoritairement des véhicules "low-cost", de la marque Dacia, pour les marchés locaux et européens.

Renault couvre ainsi un des segments du marché, les véhicules "entry". Mais avec le développement économique, la demande risque de se déplacer vers des produits davantage haut de gamme, comme c'est actuellement le cas en Asie. Les constructeurs français devront s'y préparer et offrir des véhicules adaptés à la demande.

PSA, en difficulté en Europe, doit parvenir à mobiliser les ressources nécessaires à un investissement de conquête de nouveaux marchés. C'est là que ce joue une partie de l'avenir de l'automobile Française. 

Vos contacts en Afrique : 

Le réseau des CCI Françaises en Afrique

Services à l'export des CCI Françaises à l'Etranger

Laurent Jacquot, UCCIFE

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